Le Liban est facile à entrer, peu coûteux à parcourir et compliqué à habiter. Il faut comprendre la situation monétaire avant d'arriver, car elle conditionne tout le reste.
Entrée
La plupart des ressortissants européens, nord-américains et du Golfe obtiennent gratuitement un visa d'entrée simple à l'aéroport de Beyrouth, valable un mois et prolongeable. Les titulaires d'un passeport israélien sont refoulés, de même que toute personne portant un tampon israélien ou une trace d'entrée par un poste israélien ; la règle est appliquée. Prévoyez une preuve d'hébergement et un billet de sortie.
Argent
La livre libanaise a perdu plus de 95 pour cent de sa valeur depuis 2019 et l'économie s'est largement dollarisée. Les prix sont couramment affichés en dollars américains, et les espèces en dollars en bon état constituent la monnaie pratique. Les cartes passent mal et les distributeurs sont peu fiables : emportez de quoi couvrir tout le séjour, en petites et grosses coupures. Les banques ne sont pas une ressource, les bureaux de change si. Les coûts restent bas pour la région : un bon repas de 10 à 20 dollars, un hôtel de gamme moyenne de 50 à 80.
Électricité et eau
Le réseau public fournit au mieux quelques heures par jour, et des abonnements privés à des générateurs comblent le reste. Hôtels et restaurants ont les leurs, mais attendez-vous à de brèves coupures au basculement et au bruit constant des groupes électrogènes. L'eau du robinet ne se boit pas.
Se déplacer
Il n'y a ni chemin de fer ni réseau national de bus digne de ce nom, mais les minibus collectifs et les taxis service desservent à bas prix la route côtière et les grands axes de montagne. À Beyrouth, un taxi service prend un prix fixe par place sur un trajet partagé ; dites service et la destination, et montez si le chauffeur accepte. Des applications comme Bolt fonctionnent dans la capitale. Louer une voiture est simple et la conduite est offensive ; les routes de montagne sont étroites et mal éclairées. Pour Baalbek, la Bekaa et le sud, un chauffeur ou une excursion reste le choix raisonnable.
Sécurité
Beyrouth et les zones touristiques sont en général calmes et la délinquance visant les visiteurs est rare. La situation avec Israël au sud, les tensions dans une partie de la Bekaa et les crises politiques périodiques font évoluer le tableau rapidement ; lisez les avis actuels de votre ministère plutôt qu'un guide. Les postes de contrôle de l'armée et du Hezbollah sont une routine ; gardez votre passeport sur vous et ne les photographiez pas.
Usages
Le Liban est socialement libéral pour la région, surtout à Beyrouth, et plus conservateur à Tripoli, au sud et à la campagne. Tenue sobre dans les lieux de culte et cheveux couverts dans les mosquées. Le français et l'anglais sont très répandus à côté de l'arabe, et un bonjour est aussi banal qu'un marhaba.